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Sommerlad, A., Kivimäki, M., Larson, E. B., Röhr, S., Shirai, K., Singh-Manoux, A., & Livingston, G. (2023). Social participation and risk of developing dementia. Nature Aging, 3(5), 532-545.
Se sentir bien dans sa peau est une composante essentielle de notre état de santé mais elle dépend également de la façon dont nous sommes connectés à notre réseau social. Il est connu qu’un bon réseau social aide à lutter contre la dépression, les maladies cardiaques et le déclin fonctionnel en général. Il est également connu que l’isolement peut être une cause d’hypertension artérielle et représenter un risque accru de maladie cardiaque et de dépression. L’isolement social semble être un facteur plus important pour l’hypertension artérielle que des causes cliniques telles que le diabète. Les risques de décès seraient significativement plus élevés en cas d’isolement ! Cela rend la solitude aussi néfaste que le tabagisme.
Un lien négatif tout aussi important a été constaté entre l’isolement et le risque de démence. Plusieurs études ont porté sur la taille du réseau social, sur la participation sociale, sur l’isolement et sur la satisfaction à l’égard du réseau social. Il semble qu’un bon réseau social a un effet protecteur, et en particulier, que la quantité d’interactions sociales est plus importante que la taille du réseau lui-même.
Une explication possible de cet effet protecteur contre la démence est que les interactions sociales impliquent des comportements physiques et cognitifs maintenant de la sorte un cerveau plus actif. Une autre explication concerne les facteurs de stress. Il semble que le stress augmente le risque de démence, mais le diminue en restant socialement actif.
Sommerlad, A., Kivimäki, M., Larson, E. B., Röhr, S., Shirai, K., Singh-Manoux, A., & Livingston, G. (2023). Social participation and risk of developing dementia. Nature Aging, 3(5), 532-545.