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Entre les deux oreilles... le cerveau

Le fait qu’une bonne audition contribue également à la santé cérébrale a déjà été constaté en 1989, mais presque personne ne l’a retenu. Ce n’est qu’avec le rapport sur la démence publié dans la revue médicale The Lancet en 2017 que ce constat a été mis en lumière. Il a même été avancé qu’il s’agissait d’un facteur de risque plus important que l’hypertension artérielle ou le tabagisme.

S’il est utile de noter que les personnes souffrant de perte auditive présentent un risque plus élevé de démence à l’âge mûr, la question est surtout de savoir pourquoi il en est ainsi et comment y remédier. La cause est toujours recherchée, même si certaines pistes sont apparues. Il semblerait qu’une déficience auditive mobiliserait davantage de ressources cérébrales pour traiter les informations auditives qui se présentent comme « brouillées ». C’est ce qu’on appelle « l’hypothèse de la charge cognitive ». Il se pourrait également que la déficience auditive et la détérioration de la santé cérébrale soient produites par une cause commune.

Des études prudemment encourageantes montrent que l’élimination de la perte auditive grâce aux appareils auditifs conduit à une meilleure qualité de vie et à une meilleure santé cérébrale. Les appareils auditifs diminuent en taille et en  visibilité, ce qui réduit la stigmatisation. Voilà bien une bonne nouvelle.

Des recherches sont également menées pour déterminer si les implants cochléaires et les appareils auditifs fixés au crâne affectent la qualité de vie et la santé du cerveau. Cette recherche est menée entre autres à l’hôpital universitaire d’Anvers (UZA).

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